1- Septembre 1981 : la rupture.
Salut, c’est moi Vicoka , j’ai 8 ans, je mesure 1m65 au garrot, j’ai une belle robe alezane, une tête fine ornée d’une liste qui démarre en étoile entre mes yeux, s’affine le long du chanfrein et vient s’arrondir entre mes naseaux.
J’ai passé les premières années sur les champs de courses. Quelle rigolade ! On était toute une bande de potes aussi fous que moi et on se tirait de ces bourres ! Mon cavalier était tout petit, tout léger, je ne sentais ni ses mains ni ses jambes… enfin, au début. Parce qu ‘après, il s’est mis à me frapper avec ce qu’il appelait une « cravache ». Ca, c’était moins marrant. J’ai jamais compris pourquoi, d’ailleurs. Il voulait peut-être que j’aille plus vite…
Et puis un jour, ça s’est arrêté. J’ai vu mes potes partir s’éclater sans moi tous les matins, et un matin, on m’a emmené dans une autre écurie. Quand je descendu du van, j’ai cherché à voir les pistes où j’allais pouvoir de nouveau galoper, mais je n’ai rien vu du tout. C’était tout petit ! Et plein d’arbres ! Où veulent-ils que je galope ? Entre les arbres ? J’ai pensé : « Il va falloir que je leur explique… Le slalom, c’est pas mon truc ! » Je voyais des collègues rentrer dans une espèce de grande maison sans fenêtres, mais je ne voyais pas ce qu’ils faisaient dedans. Ah ben j’ai vite compris !!
A suivre…











